Les Martyrs

Omniprésents dans les champs flamands et sur les plaques commémoratives, les coquelicots représentent un symbole fort de la Première Guerre mondiale. La chaux dégagée par les bombardements a favorisé l’apparition de cette fleur sur les champs de bataille des Flandres et de la Somme. Leur couleur et la rapidité avec laquelle ils se fanent en ont fait l’emblème de la guerre pour les Britanniques.

En fait, l’origine du coquelicot remonte au 2 mai 1915. Ce jour-là, sur le front de Flandre, quelque part entre Ypres et Dixmude, Alexis Helmer, un soldat canadien, est tué. Ce soldat a un ami, le major John Mac Crae.

Le 14 avril 1915, il arrive sur le front en Flandre, près de Ypres. Et, lorsqu’il apprend la mort de son ami le 2 mai, la légende veut que le lendemain, 3 mai, alors qu’il se trouve (c’est encore la légende qui le dit) près d’Essex Farm à Boezinge, sur son carnet personnel il compose un poème.

« In Flanders fields the poppies blow… (« Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent ». Ce poème aurait dû rester secret. Mais le 8 décembre 1915, il est publié dans le journal anglais « Punch ». Et contre toute attente, il ne passe pas inaperçu. Miss Moyna Michael, une Américaine, s’empare de ce coquelicot et veut l’utiliser chaque année sur des lieux de souvenirs.

Lord Macauley va même plus loin en proposant que cette fleur devienne le symbole du sacrifice et du souvenir. Les associations d’anciens combattants britanniques, la Royal British Legion, la Haig Fund… décident à leur tour d’adopter le poppy. Et une Française, Mme Guerin, se lance dans sa confection. Elle fait même installer, en 1921, un atelier de confection de coquelicots artificiels dans le Kent, à Maidstone.

Depuis, les « poppies » viennent fleurir les tombes des soldats britanniques morts au combat.

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